Communiquer
Pédagogie.
Ne cessons jamais de communiquer. Avec notre entourage. Via des conférences locales, des articles, des livres,...
Communiquer et échanger des idées est le seul moyen d'évoluer et d'avancer.
Communiquons calmement autour de nous toutes ces habitudes qui font du bien.
- Achetons local : ce qui est produit le plus proche de chez nous, en priorité l'alimentation
- Achetons uniquement l'essentiel : seulement ce dont nous avons besoin pour vivre, et de qualité, qui dure
- Vivons localement, déplaçons nous moins loin, utilisons majoritairement le vélo et les transports en commun comme le train
- Mangeons moins : achetons une alimentation plus saine, de qualité, sans poisons chimiques
- Isolons nos logements et remplaçons nos chaudières à fioul ou gaz par des pompes à chaleur
- Faisons barrage à la publicité
- Diminuons le temps passé derrière les écrans, arrêtons le streaming
- Retrouvons notre esprit de cohésion, agissons en groupe via des actions concrètes et directement utiles, plantons des haies et des essences d'arbres résistantes au climat futur, entraidons nous pour isoler et rénover nos logements, pour mettre en place des jardins-forêts et des potagers
Ces habitudes de vie prennent du temps à mettre en place au début. En revanche, une fois devenues des réflexes, nous n'avons plus à réfléchir, nous sommes de nouveau rapides et efficaces. Et surtout : nous sommes en meilleure santé, et plus heureux. Nous ressentons une cohérence intérieure qui transparait au dehors, et qui est le seul signe de statut social de réussite.
Enfin, plus la taille de la population humaine mondiale augmente, plus l'impact sur la biodiversité est désastreux. Les forêts en première ligne. Et plus le mode de vie d'un être humain est proche du mode de vie occidental, plus il contribue au dérèglement climatique et à la pollution des ressources vitales pour la survie de l'espèce humaine.
Faisons moins d'enfants.
Si nous choisissons de faire des enfants, à défaut de pouvoir empêcher l'impact négatif sur la biodiversité, au moins apprenons leur à vivre de façon modérée, en commençant par montrer l'exemple nous-même : vivons de façon mesurée.
Prenons malgré tout le temps de la réflexion avant de décider de faire des enfants. A partir du moment où nous savons que dans les décennies qui viennent le manque de pétrole ne permettra plus de nourrir 8 milliards d'êtres humains, dès lors que nous savons de façon quasi certaine qu'il y aura des pénuries d'eau potable, des famines, et donc des millions de morts dans les décennies à venir, décider de faire des enfants c'est pertinemment mettre au monde d'autres êtres humains qui vont souffrir à leur tour. Souhaitons nous réellement celà ? Est ce réellement un cadeau pour eux que de les mettre au monde quand nous savons d'avance qu'ils vont souffrir ?
Adopter un mode de vie mesuré, c'est aussi rester mesuré quant à la taille de la population humaine, afin qu'il y ait suffisamment de ressources terrestres ayant le temps de se renouveler pour assurer notre subsistance.
Retrouvons notre raison. Prenons soin des ressources sans lesquelles l'espèce humaine n'existerait pas.
Les chasseurs-cueilleurs actuels sont en bonne santé, ne souffrent pratiquement d'aucune maladie, jouissent d'un régime alimentaire très varié et ne connaissent pas les famines périodiques qui frappent les agriculteurs, dépendant d'une gamme assez étroite de plantes cultivées.
Les chasseurs-cueilleurs jouissaient d'un régime varié, comprenant des quantités adéquates de protéines, de vitamines et de minéraux, tandis que les agriculteurs se sont procuré l'essentiel de leur nourriture à partir de végétaux riches en glucides. Les agriculteurs ont ainsi obtenu à moindre effort les calories dont ils avaient besoin mais au prix d'une alimentation appauvrie.
De nos jours, trois plantes, seulement riches en glucides - le blé, le riz et le maïs - fournissent plus de 50 pour cent des calories consommées par l'espèce humaine. En raison de cette dépendance par rapport à un petit nombre de plantes cultivées, les agriculteurs ont été exposés à un risque de famine plus élevé que les chasseurs-cueilleurs, dès lors que l'une des plantes cruciales ne donnait pas la moisson attendue, comme celà a été les cas pour des millions de paysans quand une maladie ou une sécheresse ont dévasté leurs cultures qui représentaient leur ressource alimentaire fondamentale.
La plupart des grandes maladies infectieuses ou parasitaires actuelles de l'humanité ne se sont établies qu'après le passage à l'agriculture. Ces causes de mortalité ne persistent, en effet, que dans les sociétés où les individus sont très nombreux, mal nourris et sédentaires, car dans ces conditions les agents infectieux circulent.
Outre la malnutrition, les famines et les maladies épidémiques, l'agriculture a eu également une autre conséquence négative : la stratification sociale. Les chasseurs-cueilleurs ne possèdent que peu, voire pas du tou, de réserves de nourriture, et leurs sources alimentaires ne se présentent jamais de façon concentrée, comme peuvent l'être les vergers ou les troupeaux de bovins. Ils subsistent grâce aux plantes et aux animaux sauvages qu'ils cueillent ou chassent quotidiennement. Tout le monde, sauf les tout-petits, les malades et les vieux, participe à la recherche de nourriture. Par suite, il n'y a chez eux pas de rois, pas de personnes spécialisées à plein temps dans un métier particulier, pas de classe de parasites sociaux profitant des moyens de subsistance prélevés sur les autres.
Aux yeux de la plupart des lecteurs américains ou européens, la thèse selon laquelle les chasseurs cueilleurs ont sans doute mené une vie plus enviable que la nôtre aujourd'hui peut passer pour un boniment, parce que la plupart des hommes vivant dans les sociétés industrielles de nos jours jouissent d'une meilleure santé que celle de la plupart des chasseurs-cueilleurs. Ce serait oublier que les Américains et les Européens représentent une élite dans le monde d'aujourd'hui, dont l'existence est assurée grâce à l'importation de pétrole et d'autres matériaux provenant d'autres pays où de vastes populations de paysans connaissent des conditions de santé beaucoup plus précaires.
En même temps qu'elle a suscité pour la première fois la division de la société en classes, l'agriculture a peut-être également exacerbé les inégalités entres les sexes qui existaient déjà. Les femmes se sont vu bien souvent octroyer une part de labeur plus grande, elles ont été épuisées par des grossesses plus fréquentes et elles ont donc souffert d'une santé plus médiocre.
Tandis que la densité des populations de chasseurs-cueilleurs s'est mise à augmenter lentement à la fin de l'ère glacière, les tribus eurent à choisir, en quelque sorte, consciemment ou non, entre nourrir plus de bouches en se lançant dans le processus qui conduisit à la révolution de l'agriculture, ou bien trouver certaines façons de limiter la croissance démographique. Quelques-unes choisirent la première solution, dans la mesure où elles furent incapables de prévoir les inconvénients ultérieurs de l'agriculture. Du reste, elles furent initialement encouragées à persister dans cette voie parce qu'elles connurent effectivement un état d'abondance transitoire, tant que l'accroissement de leur population n'avait pas encore annulé le bénéfice de l'accroissement de la production alimentaire. Les effectifs démographiques de ces tribus devinrent alors bien plus élevés que ceux des tribus qui avaient choisi de rester des chasseurs cueilleurs; et les premières repoussèrent donc les secondes dans les régions peu favorables à l'agriculture ou bien les exterminèrent : en effet, dix paysans mal nourris sont néanmoins plus forts qu'un seul chasseur en bonne santé. Il n'est pas vrai que le mode de vie lié à la chasse et à la cueillette ait été abandonné, mais les êtres humains qui ont été assez perspicaces pour décider de continuer à vivre ainsi ont été repoussés de toutes les régions, excepté de celles dont ne voulaient pas les agriculteurs. Les chasseurs-cueilleurs actuels persistent principalement dans diverses régions de par la monde inadaptées à l'agriculture, comme les déserts ou l'Arctique.
Les archéologues qui étudient l'origine de l'agriculture ont réussi à reconstituer les grandes caractéristiques du moment où nous avons pris l'une des décisions les plus cruciales de l'histoire humaine : forcés de choisir entre limiter la croissance de la population ou accroître la production alimentaire, nous avons opté pour le second terme de cette alternative, d'où il a résulté la famine, la guerre, la division sociale et la tyrannie. Or, le même choix se pose à nous à présent, à la différence près que nous pouvons maintenant disposer des leçons du passé.
Le mode de vie pratiqué par les chasseurs-cueilleurs est celui qui a connu la plus grande réussite et a persisté le plus longtemps depuis que notre espèce existe, alors que nous sommes encore en train de nous débattre avec les problèmes dans lesquels nous a plongés l'agriculture et que nous ne savons pas si nous allons pouvoir les résoudre.
Le troisième chimpanzé - Jared Diamond
Le climat déréglé générant de plus en plus de sécheresses et d'inondations, provoquant l'aridité croissante des sols et la montée des eaux, rend de plus en plus de régions inhabitables partout dans le monde : nous serons de plus en plus nombreux à être obligés de migrer pour survivre, obligés de migrer régulièrement pour trouver notre subsistance. Nous redeviendrons nomades par la force des choses. Sans l'aide du pétrole qui sera devenu rarissime, nous n'aurons plus toutes ces machines qui nous permettent de nous déplacer et nous nourrir si facilement.
Anticipons afin d'éviter que trop d'êtres humains ne souffrent.
Soyons raisonnables quant au nombre d'enfants que nous mettons au monde.
Soyons respectueux des ressources terrestres qui assurent notre survie.